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Sous Kęstutis Navickas, le simple hommes français gagne l’Europe puis le monde

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Deux victoires partout contre le Danemark, et un premier titre européen par équipes au bout du cinquième match. Le 15 février à Istanbul, Toma Junior POPOV perd la première manche 22-20 contre Ditlev Jaeger HOLM. Il gagne les deux suivantes 21-15, 21-15, en 64 minutes, et la France remporte le championnat d’Europe par équipes masculin pour la première fois.

Ce jour-là, Alex LANIER avait battu Rasmus Gemke 21-16, 21-16, et Thom Gicquel et Toma Popov avaient gagné leur double 21-19, 21-12. Christo Popov avait perdu en trois manches contre Anders Antonsen, Eloi Adam et Leo Rossi contre Kim Astrup et Anders Skaarup Rasmussen.

Trois finales franco-françaises au printemps

Le 1er mars, la finale du German Open oppose les deux frères Popov, et Christo l’emporte 21-16, 21-15. Trois semaines plus tard, Lanier bat Toma Popov 21-11, 21-13 en finale de l’Orléans Masters. Le 11 avril, à Huelva, les frères se retrouvent en demi-finale des Championnats d’Europe pendant qu’Arnaud MERKLE joue l’autre. Trois Français sur quatre dans le dernier carré.

Le lendemain, Christo Popov bat Antonsen 21-12, 21-19 et devient champion d’Europe.

De la Thomas Cup au titre mondial

En mai, la France joue sa première finale de Thomas Cup depuis au moins 2008. Lanier y bat Li Shi Feng 21-13, 21-10, et la Chine gagne la rencontre. À la fin du mois, il remporte l’Open de Singapour.

Christo POPOV gagne le Japan Open le 19 juillet. Une semaine plus tard, Toma Popov perd la finale du China Open contre Chou Tien Chen. Le 23 août, à New Delhi, Lanier bat Kodai Naraoka 21-11, 21-11 et devient champion du monde à 21 ans.

Au classement mondial du 25 août, la France compte quatre joueurs dans les 35 premiers : Christo Popov 2e, Lanier 7e, Toma Popov 15e, Merkle 33e. Aucune autre nation européenne n’en a plus de deux.

Kęstutis Navickas, l’entraîneur qui ne regarde pas derrière

Derrière ce groupe, il y a un Lituanien. Kęstutis Navickas a joué dix-huit ans, avec une médaille de bronze aux premiers Jeux européens, en 2015. Il a entraîné trois ans au centre d’excellence de Badminton Europe avant de rejoindre la fédération française, et la confédération européenne l’a élu entraîneur de l’année en 2025.

Il est arrivé en France il y a quatre ans. « Alex avait 16 ans, Arnaud 21. En fait, nous avons grandi ensemble. » Les résultats ne l’intéressent pas beaucoup : « Nous ne parlons pas de ce que nous avons déjà gagné. Nous parlons de ce qui vient après. »

Sur Lanier, entré dans le top 10, il dit que la place « s’installe », et qu’il reste beaucoup à faire pour devenir le meilleur du monde. « Son potentiel est illimité. Mais nous ne voulons pas être seulement Alex Lanier. » Le groupe compte pour chaque joueur, chaque joueur compte pour le groupe.

La relève suit le même chemin. Mady SOW, champion d’Europe juniors en août, s’entraîne encore dans une structure jeunes, en lien avec les entraîneurs nationaux. « Quand ils arriveront à l’INSEP, ils connaîtront déjà la philosophie. »

Sources : Badminton Europe.

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